30 mars 2008
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Il est temps d’en changer sa présentation. Je supprime tous les articles et je recommence depuis le début. Belle occasion de faire un retour en arrière et de replonger dans l’année 2005. Mon voyage en Inde et en Asie du Sud-Est à débuté le 19 janvier 2005.
Fin 2004, un tsunami d’une violence terrible avait balayé le nord de Sumatra, dévasté une grande partie de la côté ouest du Sri Lanka, détruisant des villages entiers. L’Inde et la Thaïlande furent touchées aussi. La vague continua son chemin jusqu’aux côtes africaines. Des milliers de morts, des milliers de sans abris, des milliers d’orphelins. Triste fin d’année.
J’étais impatient de partir à l’aventure. J’attendais cette année sabbatique depuis longtemps. Mais mon enthousiasme était bridé par les images d’épouvante en provenance d’Asie du Sud-est. Et comble de l’horreur des touristes européens avaient péri sur les plages de Phuket. Que les indigènes meurent chez eux c’était une chose mais que des touristes venus passer les fêtes de fin d’année sous le soleil périssent aussi était insupportable.
Difficile d’apprécier le foie gras dans ces conditions. Les dons n’en finirent plus de tomber dans les caisses des ONG complètement dépasser par l’élan de générosité suscité par la catastrophe. Une sorte de compétition à l’échelle européenne s’afficha sur nos écrans de télévision. Quel était le pays de l’union le plus généreux ? Les Suédois donnent beaucoup, les Allemands aussi, les Britanniques se déchaînent et que font les Français ? L’hystérie collective de la charité spectacle tournait à plein régime. On a donné beaucoup pour que l’horreur cesse. On aspirait qu’à terminer l’année dans l’insouciance et l’allégresse. Tous ces morts dans tous les JT sur toutes les chaînes de télévisions sur toutes les radios, les mêmes témoignages revenant continuellement, les mêmes images de désolation, les noyés emportés par les flots rugissants. Les cris. Les pleurs. Et nous devant nos écrans de télévision fouillant nos portefeuilles. L’horreur.
Une catastrophe en chasse une autre. The show must go on…