21/01/05
Je me couche tôt, je me lève tard. Il faut dire que les nuits sont animées. Mon petit hôtel se trouve dans le quartier populaire de Delhi, entre le new Delhi et le old Delhi. On y travaille toute la nuit, mais pas dans le silence. Je ne sais pas trop ce qu’on y fait, mais ça fait du bruit. Vers les 4h00 matin, la musique commence, elle arrive de l’immeuble d’en face. Les mélodies indiennes bercent mon demi-sommeil. Vers 6h00 le calme arrive, on est tranquille jusqu’à 8h00. Puis les activités de la journée prennent le dessus.
Toute l’Inde bigarrée est à la porte de mon hôtel : les mendiants, les petites boutiques en tous genres, les petits restos sympas et par chers, les rickshaws, les enfants qui s’amusent dans la rue, sans oublier les vaches. Hier soir l‘une d’entre elles a décidé de passer la nuit devant l’entrée de l’Ajay. Priez de contourner l’obstacle pour entrer dans le hall. Les propriétaires n’ont pas cherché à la faire déguerpir.
Dans le old Delhi, quartier principalement musulman, j’ai croisé un dromadaire.
D’où venait-il ? Allez savoir ! Il n’était pas seul, il y avait un gamin dessus. J’ai vite sorti mon appareil photo et j’ai immortalisé le moment. Je me souviendrai longtemps de cette rencontre inattendue. A Delhi, on croise des dromadaires aussi.
Hier, j’ai visité le Red Fort, la grande mosquée et le quartier autour. Le souk, du monde de partout.
La fatigue venant, je suis monté sur un cyclo-pousse ; règle importante avant de monter bien négocier le prix. Le chauffeur est aussi noir qu’un charbonnier ; est-ce sa couleur de peau ou l’accumulation de la crasse ? La rue était pleine de véhicules et de gens. On avançait au pas. J’aurais plus vite fait à pied mais on est plus tranquille sur cette machine, au moins on ne peut pas vous accoster et vous conduire à la boutique du coin où on essayera de vous vendre tout et n’importe quoi.
Ca fait deux jours que je circule en taxi for free. C’est drôle, ça tombe toujours sur moi. Je cherchais un rickshaw pour me conduire au Red Fort. Je commence à négocier le prix. Le type me dit que je peux avoir un taxi gratuit si j’accepte de visiter quelques boutiques de souvenirs, comme ça il touche sa commission.
J’accepte l’offre, une dizaine de minutes par magasin ce n’est pas trop contraignant. Le chauffeur est sympa mais je ne comprends pas un mot de ce qu’il dit, son accent est terrible. Je souris et je bouge la tête, ça a l’air de lui convenir.
Il me conduit où je veux aller, il m’attend et ensuite on va visiter une de ses boutiques. J’en ai visité deux hier, quatre aujourd’hui.
C’est amusant. On veut me vendre des tapis faits au Cachemire pour 720 usd la pièce, je peux négocier le prix, on me les expédiera via DHL.
Je raconte mon histoire inventé sur le tas. Je dois contacter ma femme. Je ne peux pas me décider dans l’immédiat. C’est elle qui tient les comptes et je ne peux pas dépenser 720 usd sans son accord. Ca les amuse, enfin ça les fait rire 5 minutes mais les affaires reprennent vite le dessus. Je n’ai qu’à leur acheter sans rien lui demander histoire de lui faire une belle surprise.
Je trouve l’idée bonne mais malheureusement je ne peux pas. Je repasserai les voir à la fin de mon voyage. Je demande une carte de visite. Je prends mon sac et see you latter les gars. J’explique toute l’histoire au chauffeur, il est plié de rire. On fait une bonne équipe.
Moi je roule gratis et lui touche ses coms.